court mais ...


chansons parlées : 




Concert Salle Eluard : 

Il suffit de cliquer !

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Partie 6

Partie 7


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Quelques chansons 
en plus : 

Au Café Mozart

La faute au paparazzo

Entre deux films

Pendant le générique de fin

Rancart

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Le pays où je suis né

 

Quelquefois mon cœur balance  
Quelques fantômes de l’enfance    
Une photo  
Un magnéto  
Qui se déclenchent  
 
Des souvenirs en boutiques
Un doux parfum d’Atlantique
Un bateau   
Qui va sur l’eau 
Petite musique d’un bout d’Afrique  
 
La vie traîne ses silences
Des trucs sans intérêt   
Le brouillard de l’existence 
Qui se penchent   
Sur les branches 
Du passé 
 
Mais j’ai gardé ces années  
Les endroits que j’ai quittés     
Mon Rabat 
Sa Médina  
Le vieux Salé 
 
Non je n’ai pas oublié  
La fantasia du passé    
A dada   
Sur mon papa
Dans le pays où je suis né
 
Quelquefois mon cœur balance  
Quelques vestiges de l’enfance    
 
 
Papinou

 

 

Du stade d'embryon

Jusqu’à l’âge canonique 

 Sans savoir il était

Anarchiste rebelle

Il est né me dit-on

En hurlant mort aux flics

Il était bien taillé

On l’a appelé Marcel 

COUCOU

Bonjour M'sieurs Dam's,

Je suis pas un as de l'informatique comme vous pouvez le constater !

En revanche, j'écris quelques textes. S'ils vous interpellent, écrivez-moi ! Je serai content d'avoir un retour. Merci à d'avance.

Matthieu

NOUVEAU : On peut maintenant écouter quelques compositions sur le blog... Hourra !!!

Un grand merci à Cédric. C'est lui l'as ! Il a réussi à me faire franchir le mur du son !

1/ Joseph Pujol
2/ Ma Mélancolie (nouvelle chanson)
3/ Chez Madame Irma
4/ La momie de Lénine
5/ L'affiche
6/ Monsieur est mort demain
7/ Madame Pipi
8/ Panorama
9/ Isabelle
10/ Il n’y a plus rien
 
 
 + Bonus : 2 chansons en LIVE du concert à Sées (19 août 2007) : voir plus bas !!!
 
 
Joseph Pujol  
 

 

 

   
 
          C’était la fin du 19ème                         
       Au Moulin-Rouge de Montmartre  
        Le tout Paris applaudissait              
        Un jeune artiste marseillais            
        Joseph Pujol le phénomène            
       Celui qui remplit les théâtres        
        Joseph Pujol le pétomane           
       Que la Sainte église condamne       
 
       Pour être assis près de la piste        
     Il fallait venir de bonne heure         
       Et sur l’enseigne en lettres d’or      
      On pouvait lire Joseph Pujol          
       Le pétomane le seul artiste          
  Qui ne paie pas les droits d’auteurs
      Joseph Pujol le seul l’unique       
       Entrée 1 franc tarif unique          
   
       Joseph Pujol        Joseph Pujol      
       Joseph Pujol        Joseph Pujol      
 
C’était pas Beethov’ ou Schumann
Mais son show vous coupait le souffle
Moins enfantin que le Guignol
Moins subversif que Ravachol
C’était un spectacle familial
Populaire comme l’opéra bouffe
On en avait pour son argent
Même en étant au premier rang
 
Il entonnait à plein rectum
Les plus connues des mélodies 
Des chansons Au clair de la lune
Jusqu’aux grands airs de la Commune
Toutes sortes de refrains en somme
On dit même qu’un soir il reprit
Pour montrer qu’il était balèze
Le refrain de La Marseillaise
 
Joseph Pujol        Joseph Pujol             
Joseph Pujol        Joseph Pujol
 
C’était un artiste complet
Sans l’aid’ de ses cordes vocales
Il imitait avec brio
Basse baryton ténor alto
Les timbres les plus variés
Et dans un souffle magistral
Dans la plus complète hystérie
Il éteignait une bougie
 
Il fumait aussi le cigare
Etait le roi des percussions
Avec son unique instrument
Il remplaçait un régiment
À lui seul c’était une fanfare
À la fin de l’exécution
Les gens se levaient d’un seul coup
Et ils l’applaudissaient debout
 
Joseph Pujol        Joseph Pujol                          
Joseph Pujol        Joseph Pujol
 
Ma mélancolie
 
 Ma mélancolie se traîne
Comme une âme en peine
Dans des ruelles obscurcies
Au milieu des fantômes de la nuit

Sur les trottoirs coule dans mes veines
Comme une bouillie remplie
D’images floues qui se souviennent

De mes amours souterraines
De mes vieux amis
Et des fredaines que la pluie
A obscurci sous ce ciel d’ébène

Devant la vitrine des p’tits chagrins
Au rayon des p’tits oublis
Qui s’ennuient dans les recoins

Ma mélancolie malmène
Ma vieille dégaine
C’est dans son jardin lointain
L’arrière-boutique du vieux magasin

Qu’elle-même aime s’offrir à moi même un
Instant ou pour une nuit pleine
De ses joies malsaines ses peines

Ma mélancolie s’oublie
Souvent s’engloutit
Dans la nuit qui la retient
Sans bruit dans des songes saturniens

Et le noir qu’elle broie plus ou moins bien
Jusqu’au petit matin gris
Où elle paraît assoupie 
 
 

 

 
Chez Madame Irma

 
Tu avances à pas de loup
Tu hésites encore
Tu as pris un rendez-vous
Hier ça n’allait pas très fort
Tu n’es plus qu’à quelques mètres
Ton cœur bat très fort
Quelqu’un peut te reconnaître
Que lui diras-tu alors
  
Même si chez Madame Irma
Tout le monde y va
Qu’on s’y sent comme chez soi
Faut pas l’ crier sur les toits 
 
La dernière fois tu m’as dit
Qu’elle parlait du chat
Or ça me fait du souci
Car nous n’avons plus de chat
Je ne veux pas y aller
J’ai peut-être tort
Si mon av’nir est tracé
Je préfère les remords
 
 Même si chez Madame Irma
Tout le monde y va
Qu’on s’y sent comme chez soi
C’est que chez soi ça va pas 
 
Les cartes les lignes de la main
Elle maîtrise tout
Y a même des clients roumains
Les gens viennent de partout
De Paris à Tombouctou
Tous les Marabouts
Sont peut-être un peu jaloux
Après tout moi je m’en fous
 
 Même si chez Madame Irma
Tout le monde y va
Qu’on s’y sent comme chez soi
Je préfère rester chez moi 
 
 
 
La momie de Lénine
 
Il paraît qu’Oncle Sam
Fait la tournée des usines
Qu’il fait la une des magazines
Et qu’il se pâme
Dans les bras de gamines
Des petites filles d’Hô Chi Minh
Sosies de Taiwan au Viêt-Nam
Les mêmes en Chine
 
Faut-il ressortir de la naphtaline
La momie de Lénine
 
Il paraît qu’Oncle Sam
Carbure dans sa limousine 
Mais quand il manque de gazoline  
Tonton s’enflamme
A coup de chevrotine
Contre les derniers muezzins
Et leurs dealers qu’il assassine
Sans états d’âme 
 
Faut-il ressortir de la naphtaline
La momie de Lénine
 
Il paraît qu’Oncle Sam
Aurait parfois mauvaise mine
Qu’il se shoot’rait aux vitamines
Et à la came 
Si sa santé décline
Que le monde qu’il embobine
Se rembobine et qu’il proclame
La vieille doctrine
 
Faudrait ressortir de la naphtaline
La momie de Lénine
 
 
  
 
L'affiche
 

C’était pas un Rubens
Mais depuis ces années
Je m’étais habitué
A ces trois personnages
 
J’ai perdu les portraits
Car elle a décroché
Ces chanteurs de passage
Ferré Brel et Brassens
 
La lumière du plafond
Dessine les contours
De notre ancien amour
Il reste une cicatrice
Sur le mur du salon
Il n’y a plus l’affiche
 
C’est un cadre sans tableau
Le papier peint prend l’eau
 
 
Monsieur est mort demain

  
Puis il s’effondrera par terre
C’est dans quatre jours qu’on l’enterre
Des mots étaient sur du papier
Peut-être des formalités
A-t-il écrit un testament
Enterrez-moi civilement
Avant de tomber en arrière
A l’envers
 
 Et nous ne nous doutons de rien
Ce soir
Il a l’air si serein
Il a l’air si serein
Ce soir
Monsieur est mort demain 
 
Puis il s’effondrera par terre
Comment monsieur a-t-il pu faire
Il était très bien habillé
Peut-être était-ce calculé
A-t-il placé sa gueule en face
Une dernière fois devant la glace
Coiffé ses cheveux en arrière
A l’envers
 
 Refrain
  
Puis il s’effondrera par terre
Pourquoi il s’est foutu en l’air
Les yeux paraissaient grand ouverts
Peut-être qu’il n’a pas souffert
A-t-il hésité un instant
Lorsqu’est arrivé le moment
De rapprocher son revolver
A l’envers
 
 Refrain
 

 

 
Madame pipi
 
Sans vouloir jouer les balourds
Je suis obsédé
Par cette belle de jour
Qui me fait rêver
 
Je ne sais si les discours
Ni même les bouquets
Ni même mes allers-retours
Peuvent l’amadouer
 
Pourtant j’attends cet instant
Pour lui révéler
L’envers de mes sentiments
Toute la vérité
 
Madame vous êtes si jolie
Ma vie est moins terne
Votre sourire éclaircit
Ma triste lanterne
Madame vous êtes si splendide
Une pure beauté
Ma vie sans vous serait vide
Et sans intérêt
Madame Pipi je vous aime
Jusqu’à la folie
Vous êtes mon chou à la crème
Mon petit rubis
Madame Pipi
Madame Pipi
Madame Pipi
Madame Pipi
 
Au bout d’une ruelle étroite
Vous apercevez
Un endroit un peu spartiate
Mais bien fréquenté
 
On croise des hommes en cravate
Qui ont l’air pressés
D’autres y traînent leurs savates
Pendant la journée
 
Ma prostate se dilate
Rien que d’y penser
Et moi comme un automate
J’y vais sans arrêt
 
Refrain
 
Je pose dans l’assiette plate
Une pièce de monnaie
Mais mon visage écarlate
Trahit mon secret
 
Le lieu semble inadéquat
Pour se dévoiler
Je regagne mes pénates
Le cœur prisonnier
 
Pourquoi ne suis-je télépathe
Pour lire ses pensées
Trouver le choix dans la date
Pour lui avouer
 
Refrain
 
Je ne sais combien de jours
Tout ça va durer
Et je traîne comme un vautour
Autour des WC
 
J’envisage depuis toujours
D’un jour l’enlever
Mais je n’ai pas la bravoure
D’un preux chevalier
 
Mon Dieu Mon Dieu au secours
Je suis fatigué
Par cet impossible amour
Madame est mariée
 
Refrain
 
 
Panorama
 
Des éclaboussures
Que la mer renvoie
Des hydrocarbures
Que le ciel reçoit
Où des mouettes impures
Flamboient
 
Le jour se fissure
Au dessus des toits
L’ombre clair-obscur
De la ville se noie
Ça a de l’allure
Je crois
 
Et la mer se terre
Sous le belvédère
Y a de l’agitation en l’air
 
Des petites verdures
Puis des petits bois
Des petites voitures
Des voiles et des mats
Au dessus des murs
J’ai froid
 
Un fort miniature
Un phare en éclats
Et la mer murmure
Posée sur les toits
Et la mer murmure
J’ai froid
 
Y a un courant d’air
Sur le belvédère
Y a de l’agitation en l’air
 
Y a un courant d’air
Sur ce bloc de pierre
Et je reste assis par terre
 
 
Isabelle
 
Ce soir je pense à elle
A ma petit’ saut’relle
Où est cette inconnue
Que j’ai un jour connue
 
Comment s’appelle-elle
Chérie mademoiselle
Ou bien madame Untel
Ou maman Isabelle
 
Les souvenirs s’ rembobinent
Et des imag’s défilent
Les souvenirs ruissellent
C’est trist’ comm’ du Ravel
 
Au début c’est mimi
C’est Paul et Virginie
On s’aim’ fifty-fifty
On s’aim’ urbi orbi
 
Mais un jour le gri-gri
N’est plus qu’un confetti
L’amour fait flagada
Et on sait pas pourquoi
 
Terminus court-circuit
On s’ dit non pour la vie
Ca fait pili-pili
Et nos rêv’s font cui-cui
 
On s’ traîne comme un pingouin
Comme un vieux zeppelin
On n’est qu’un vieux machin
On fait plus le malin
 
On oublie les je t’aime
En s’ pétant la cervelle
A coup d’ gnol’ de tranxène
Dans les bars à sirènes
 
Cett’ romance sans nuance
J’étais con quand j’y pense
D’ mettr’ mon cœur en viager
Sur les branches des rosiers
 
Ce soir je pense à elle
A ma petit’ saut’relle
Où est cette inconnue
Que j’ai un jour connue
 
 
 
 Il n'y a plus rien
 
Y avait des avions
Des petits camions
Des petites voitures
Des trains miniatures
 
Des soldats en toc
Des trucs en plastoc
Des guerres pour de faux
Avec des robots
 
Y avait des Tintin
Des tentes d’Indiens
Des prises de judos
Dans des kimonos
 
Des bateaux pirates
Cachés dans des boîtes
Des n’importe quoi
Des j’m’en souviens pas
 

Il n’y a plus rien



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